Plusieurs personnalités de Jacmel critiquent le Pacte national soutenu par le Premier ministre, estimant qu’il ne produira aucun résultat et qu’il sert des intérêts particuliers.
Plusieurs citoyens de Jacmel réagissent au Pacte national initié par des acteurs politiques, avec l’appui du Premier ministre, et affirment ne pas croire à son efficacité.
L’ancien agent exécutif intérimaire de Jacmel, Adonis Noë, se dit surpris de constater que, selon lui, la majorité des signataires figurent parmi ceux qu’il estime responsables de la crise actuelle en Haïti. Il affirme également que ces mêmes acteurs financeraient des gangs armés. Il considère que cette initiative vise à épuiser les ressources déjà limitées du pays.
De son côté, le président de la mission de l’Église Victoire en Christ, le révérend pasteur Frantz Dougé, estime que le Pacte ne défend pas les intérêts nationaux. Il soutient que ses signataires sont les mêmes que ceux impliqués dans l’accord du 3 avril ayant conduit à la mise en place du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’il juge en échec.
Le coordonnateur de la Plateforme nationale pour le progrès des droits humains (PNPDH), Jackson Pierre Noël, qualifie pour sa part les signataires de groupe défendant des intérêts personnels. Il se dit indigné par la signature du Pacte par André Michel, qu’il présente comme une déception.
Jackson Pierre Noël rappelle enfin que le Premier ministre ne dispose pas d’un « chèque en blanc » et affirme que la population continue de fuir les violences à travers le pays.
Léger Mackenson
RL News
