« Nous surveillons de très près la méthode d’usure adoptée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé », confie Kenzy Bernard, président de l’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH). Il s’exprime ainsi sur les décrets récents concernant l’organisation de la Haute Cour de justice et l’exercice de la liberté d’expression, notamment ceux encadrant la prévention et la répression des délits de diffamation et de presse.
Selon M. Bernard, ces mesures, telles qu’elles sont appliquées, risquent de fragiliser la liberté de la presse et de décourager les journalistes dans l’exercice de leur métier. « L’autorégulation des médias, la professionnalisation du journalisme et le renforcement de la formation des acteurs du secteur ne sont plus des options : ce sont des urgences », insiste-t-il.
Face à cette situation, l’AMLIH lance un appel aux autres associations de médias en ligne : « Il est impératif de se réunir rapidement pour rencontrer le chef du gouvernement et proposer des modifications concrètes au décret contesté de décembre 2025. La liberté d’expression et le rôle de la presse dans notre démocratie sont en jeu ».
Kenzy Bernard conclut sur un avertissement clair : « Une presse forte et responsable est le socle d’une démocratie saine. Nous devons agir maintenant pour la protéger ».
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