Arrêté lors d’une opération militaire américaine éclair à Caracas, l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro a été transféré à New York, où il comparaît devant la justice fédérale. Washington affirme désormais piloter la transition politique du pays.
Nicolás Maduro, président déchu du Venezuela, a comparu lundi devant un tribunal fédéral de New York, moins de quarante-huit heures après son arrestation spectaculaire à Caracas au cours d’une vaste opération militaire menée par les États-Unis.
Âgé de 63 ans, l’ancien chef de l’État est poursuivi pour trafic de cocaïne vers le territoire américain. Son épouse, Cilia Flores, fait l’objet des mêmes accusations. Selon les autorités américaines, le couple aurait été exfiltré de force samedi depuis la capitale vénézuélienne, à l’issue d’une intervention combinant commandos terrestres, frappes aériennes ciblées et déploiement naval.
Incarcéré dans une prison fédérale de Brooklyn, Nicolás Maduro doit être présenté à un juge à midi, heure locale (17 heures GMT). L’acte d’accusation élargi vise également plusieurs figures majeures de l’ancien régime, dont son fils Nicolás Maduro Guerra, surnommé « Nicolasito », le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello, ainsi qu’un narcotrafiquant actuellement en cavale.
Dimanche, le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis « contrôlent désormais la situation » au Venezuela et qu’ils sont en contact avec les nouvelles autorités de transition.
Celles-ci sont dirigées par Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Nicolás Maduro, désormais désignée présidente intérimaire. Dans une déclaration publiée dimanche soir, elle s’est dite disposée à coopérer avec l’administration américaine, appelant à l’établissement de relations « équilibrées et respectueuses » entre Caracas et Washington.
RL News
