Le Syndicat des Employés du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (SE-BMPAD) a réagi à l’installation du nouveau Directeur général, Stevenson Jacques Thimoléon, en appelant au respect des normes administratives et à la protection des droits des employés de l’institution.
Pétion-Ville, 29 mars 2026_.Dans une note publique, le syndicat a adressé ses salutations républicaines au nouveau dirigeant, tout en exprimant des préoccupations face à certains signaux jugés préoccupants au sein du BMPAD.
Une institution stratégique de l’État
Le SE-BMPAD rappelle que le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement est une institution stratégique de l’État haïtien, reposant sur l’expertise, la continuité administrative et le professionnalisme de ses agents.
Selon le syndicat, l’institution ne doit pas devenir un espace d’expérimentation administrative ni un terrain de règlements de comptes.
Toute rupture brutale avec les pratiques administratives établies, basée sur des considérations extérieures aux normes de gestion publique, pourrait porter atteinte à l’équilibre institutionnel et à la crédibilité du BMPAD, prévient-il.
Mise en garde contre des révocations arbitraires
Le syndicat met également en garde contre toute mesure assimilable à une “chasse aux sorcières”, qui pourrait conduire à l’éviction massive d’employés sans base légale solide ni respect des procédures administratives.
Il rappelle que plusieurs textes juridiques protègent les droits des travailleurs, notamment :
L’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme,
Les articles 35-2 et 35-3 de la Constitution haïtienne de 1987 amendée.
Ces dispositions reconnaissent notamment la dignité du travailleur, le droit à un salaire équitable et à des conditions de travail humainement acceptables.
Dans ce contexte, le SE-BMPAD insiste sur un principe fondamental :
aucun agent ne peut être arbitrairement inquiété, déplacé ou révoqué.
Risques de tensions sociales et institutionnelles
Le syndicat avertit que toute décision entraînant des révocations massives ou une déstabilisation du personnel serait interprétée comme une rupture majeure de confiance.
Une telle situation pourrait avoir des conséquences sociales, administratives et institutionnelles importantes, souligne-t-il.
Appel au dialogue
En conclusion, le SE-BMPAD appelle à une réévaluation immédiate de toute orientation pouvant s’apparenter à une purge administrative.
Le syndicat affirme qu’il se réserve le droit d’utiliser tous les moyens légaux et syndicaux pour défendre les droits des employés si nécessaire.
Il se dit toutefois disponible pour un dialogue franc et structuré avec la direction, afin de rechercher des solutions durables dans le respect de la légalité, de l’équité et de la stabilité institutionnelle.
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