À l’approche de 2026, déclarée année clé pour la sécurité et l’organisation des élections générales, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé multiplie les consultations. Ce jeudi 26 décembre 2025, il a rencontré des leaders d’organisations communautaires de base à Port-au-Prince, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, les déplacements forcés et la précarité sociale.
Port-au-Prince, 26 décembre 2025 .— Dans le cadre d’une série de dialogues multisectoriels organisés à l’occasion des fêtes de fin d’année, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a échangé avec des responsables d’organisations communautaires issues des quartiers populaires de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.
Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de son administration de favoriser l’intégration politique et l’inclusion sociale des organisations de base. Selon lui, cette démarche est indispensable pour créer un climat apaisé en vue de l’année 2026, annoncée comme prioritaire tant pour le rétablissement de la sécurité que pour la tenue des élections générales.
Sécurité, déplacements forcés et conditions de vie au cœur des échanges
De leur côté, les représentants communautaires ont présenté leurs cahiers de charges, mettant en avant les préoccupations majeures des populations des quartiers populaires. La lutte contre l’insécurité, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que l’amélioration des conditions de vie figurent parmi les revendications les plus pressantes.
Par ailleurs, les discussions ont porté sur la situation alarmante des personnes déplacées internes, contraintes de fuir leurs quartiers sous la pression des groupes armés. Les violences subies par les femmes et les filles, dans un contexte de grand banditisme, ainsi que les problèmes d’assainissement urbain, ont également occupé une place centrale dans les débats.
Des engagements immédiats, mais sous surveillance
En réponse aux doléances exprimées, le Premier ministre a annoncé des actions concrètes à court terme. Il s’est notamment engagé à lancer un programme d’installation de lampadaires dans les zones de Solino et de Delmas 30. L’objectif affiché est double : faciliter le retour des résidents déplacés et renforcer l’efficacité des forces de l’ordre dans leurs opérations contre les groupes armés.
Ces annonces s’inscrivent, selon la Primature, dans une stratégie plus large visant à consolider la stabilité politique, stimuler la création d’emplois et relancer l’économie nationale.
Une confiance encore fragile
Si le dialogue est salué comme un pas dans la bonne direction, de nombreuses voix restent prudentes. Dans des quartiers durement éprouvés par l’insécurité et l’absence prolongée de l’État, les promesses gouvernementales sont désormais attendues au tournant.
À quelques mois d’échéances électorales cruciales, la réussite de ces engagements pourrait déterminer non seulement le retour progressif de la sécurité, mais aussi la crédibilité d’un processus démocratique encore fragile. Pour les organisations de base, le temps des discours est compté : place désormais aux actes.
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