Le directeur général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), Pierre Canisius Guignard, a procédé au transfert de plusieurs coordonnateurs et directeurs techniques affectés à l’Unité technique d’appui à la direction générale du ministère. Une décision qui alimente la controverse au sein de l’administration publique.
Port-au-Prince, 9 février 2026. Parmi les cadres concernés figure notamment Cassandy Brave, transféré à la délégation départementale de l’Ouest, selon des informations confirmées par des sources proches du dossier. Les agents visés ont reçu leurs lettres de transfert ce lundi 9 février 2026.
Des sources internes au ministère qualifient ces mesures d’« arbitraires » et estiment qu’elles seraient contraires à la loi sur la fonction publique, dans la mesure où les fonctionnaires transférés ne feraient l’objet d’aucune faute administrative officiellement constatée. Aucune procédure disciplinaire préalable n’aurait été engagée à leur encontre, selon ces mêmes sources.
Toujours d’après les informations recueillies, ces décisions seraient motivées par des considérations internes liées à la succession à la direction générale du ministère. Certains des cadres transférés seraient perçus comme de potentiels candidats au poste actuellement occupé par Pierre Canisius Guignard. Ces allégations n’ont toutefois pas été confirmées officiellement par la direction du MICT.
Cette série de transferts intervient dans un contexte politique et institutionnel tendu, marqué par la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Elle rappelle également les décisions prises par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui avait procédé, le 7 février dernier, à des révocations à la tête du ministère de l’Économie et des Finances ainsi que dans plusieurs municipalités, dont Port-au-Prince, Pétion-Ville et Gressier, le jour même du départ du Conseil présidentiel.
À l’heure de la publication, la direction générale du ministère de l’Intérieur n’avait pas encore réagi officiellement à ces critiques. Des observateurs de la fonction publique appellent à une clarification rapide, estimant que le respect des règles administratives demeure essentiel pour préserver la stabilité et la crédibilité de l’État.
