Le parti politique Pitit Dessalines a vivement dénoncé le décret conférant des pouvoirs présidentiels au Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, qu’il qualifie d’atteinte grave à la Constitution et à l’ordre républicain.
Selon Pitit Dessalines, cet acte constitue une rupture manifeste avec les principes fondamentaux de la Constitution haïtienne, en ce qu’il concentre indûment les prérogatives de l’exécutif entre les mains d’un Premier ministre non élu. Le parti estime que ce décret viole l’esprit républicain et sape les bases mêmes de la souveraineté populaire.
En prolongeant l’exercice de ces pouvoirs jusqu’à l’investiture hypothétique d’un président élu, le décret instaurerait, de fait, une présidence sans limite temporelle ni fondement légal clair. Pour Pitit Dessalines, aucun texte réglementaire ne saurait se substituer à la volonté du peuple souverain, ni remplacer les mécanismes constitutionnels normaux, notamment le rôle du Conseil des ministres et le principe de légitimité populaire.
Le parti souligne par ailleurs que l’exercice du pouvoir exécutif par Alix Didier Fils-Aimé au-delà du 7 février 2026 serait dépourvu de toute légitimité démocratique, rendant illégitime tout engagement de la nation à long terme sous son autorité.
Face à cette situation jugée préoccupante, Pitit Dessalines réclame :
le retrait immédiat du décret, qu’il considère comme anticonstitutionnel ;la mise en place d’un consensus national visant à restaurer un exécutif conforme à l’esprit et à la lettre de la Constitution ;la publication urgente d’un calendrier électoral clair et contraignant, condition indispensable au retour à l’ordre démocratique et constitutionnel.
Le parti réaffirme ainsi son attachement à la souveraineté populaire, à l’État de droit et au respect scrupuleux des normes constitutionnelles comme seules voies de sortie durable de la crise politique actuelle.
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