Fermé depuis plusieurs années sans communication officielle, l’abattoir communal de Jacmel suscite des inquiétudes dans le Sud-Est d’Haïti. L’absence de contrôle sanitaire favorise les abattages informels et alimente les craintes de risques pour la santé publique.
L’abattoir communal de Jacmel, dans le département du Sud-Est, reste fermé depuis plusieurs années sans explication officielle des autorités municipales.
Depuis cette fermeture, des bouchers procèdent à des abattages à domicile ou dans des installations privées, sans contrôle sanitaire formel. Aucun dispositif visible de supervision n’est assuré par la mairie ni par les services compétents du ministère de la Santé publique, du ministère de l’Agriculture ou du ministère du Commerce, selon des observateurs locaux.
Des acteurs du secteur de l’élevage signalent parallèlement une augmentation des vols de bétail dans le département depuis la mise à l’arrêt de la structure communale. Ils évoquent également la mise en circulation de viandes issues d’animaux morts dans des circonstances non clarifiées.
Des bovins, caprins et porcins seraient commercialisés sur des marchés publics sans inspection vétérinaire préalable. Certaines sources locales indiquent que des bêtes mortes de maladies infectieuses, notamment le charbon bactéridien chez les bovins ou de fortes fièvres chez les porcs, auraient été abattues puis vendues.
Les conditions de transport et de conservation de ces viandes sont également mises en cause. Aucune distinction systématique ne serait opérée quant à l’état sanitaire des animaux avant leur mise en vente.
Cette situation alimente les préoccupations relatives à la santé publique dans la région. Des acteurs locaux appellent les autorités à rétablir un dispositif de contrôle et à prendre des mesures afin de limiter les risques sanitaires dans le Sud-Est.
Leger Mackenson
RL news
