Entre le 1ᵉʳ et le 15 novembre 2025, la diplomatie haïtienne multiplie les initiatives à l’international, alors que le pays cherche des appuis politiques, sécuritaires et humanitaires.
Dirigé par le chancelier Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC) engage une série de rencontres destinées à repositionner Haïti dans les débats multilatéraux, en pleine crise sécuritaire et humanitaire.
Le 1ᵉʳ novembre, le Ministre échange avec la Représentante d’ONU Femmes en Haïti, Marie Goretti Nduwayo, sur la participation des Haïtiennes aux instances internationales. ONU Femmes salue l’initiative.
Du 3 au 7 novembre, le MAEC organise un colloque marquant les 80 ans de l’ONU. Une exposition retrace la contribution historique d’Haïti à la Société des Nations puis à l’ONU et réaffirme l’attachement du pays au multilatéralisme.
Haïti obtient un siège au Conseil exécutif de l’UNESCO pour la période 2025-2029, à l’issue de la 43ᵉ Conférence générale à Samarcande. Le MAEC entend capitaliser sur cette présence.
À Bruxelles, en marge du sommet CELAC-UE, Jean-Baptiste conduit plusieurs bilatérales afin de mobiliser des soutiens pour la mise en œuvre de la Force de répression des gangs (FRG), prévue par la résolution 2793 (2025). Face à la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, il plaide pour un appui financier, logistique et, le cas échéant, militaire. La question migratoire et l’aide humanitaire post-ouragan Mélissa sont également abordées.
Le Chancelier rencontre ensuite à Paris le ministre français Jean-Noël Barrot pour relancer la coopération bilatérale. À Vienne, l’Envoyée spéciale autrichienne Ulrike Lunacek sollicite le soutien d’Haïti à la candidature de son pays au Conseil de sécurité (2027-2028) et exprime un intérêt pour renforcer ses liens avec la CARICOM. Haïti évoque l’ouverture d’une ambassade à Vienne.
De retour à Port-au-Prince, Jean-Baptiste reçoit la Représentante adjointe du système des Nations unies, Nicole Flora Boni Kouassi, pour faire le point sur le déploiement de la FRG et le soutien aux populations déplacées.
Cette séquence témoigne de la volonté du gouvernement de transition de réactiver sa diplomatie. Un diplomate estime que la prochaine étape consiste à « obtenir des engagements concrets ».
RL news
