Après plus de vingt mois de transition, la Fusion juge que les objectifs de stabilisation n’ont pas été atteints. Le parti met en garde contre le risque d’un vide institutionnel prolongé et réclame une nouvelle gouvernance de salut public.
Vingt-et-un mois après l’installation du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le paysage politique haïtien demeure marqué par une crise profonde. L’insécurité s’enracine, l’économie décroche et l’autorité de l’État continue de se déliter, laissant planer l’ombre d’un vide institutionnel particulièrement préoccupant.
Selon la Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH), les objectifs fondamentaux de la transition n’ont pas été atteints. L’organisation politique estime que le processus censé permettre une stabilisation minimale du pays « n’a pas répondu aux attentes » et alerte sur les risques d’une prolongation de l’impasse institutionnelle.
Face à cette situation, la Fusion plaide pour un sursaut de responsabilité nationale, arguant qu’Haïti ne peut se permettre de naviguer durablement sans horizon politique clair. Le parti préconise notamment l’ouverture rapide d’un dialogue entre les secteurs politique, économique et social, afin de redéfinir une trajectoire commune.
Parmi les pistes avancées figure l’établissement, dans un délai limité, d’une gouvernance de salut public, suivie de l’adoption — dès le 7 février 2026 — d’un plan de stabilisation d’urgence axé sur la sécurité, la protection sociale et la relance de la production nationale. Pour la Fusion, seule une telle architecture institutionnelle permettrait de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections « souveraines, crédibles et inclusives ».
Au-delà des propositions techniques, le parti défend l’idée d’un État stratégique, capable d’orchestrer la solidarité nationale et de remettre l’administration publique au service du bien commun.
Pour la Fusion, le redressement d’Haïti passe par un sursaut collectif. Le parti dit croire que le pays dispose encore des ressources humaines, sociales et politiques pour éviter l’escalade de la crise. « Nou ka fè l. Ayiti pa dwe peri », insiste-t-il — comme un appel à ne pas renoncer.
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