L’Alliance Vertières accuse des ambassades étrangères, dont celle des États-Unis, d’influencer les décisions du Conseil présidentiel de transition (CPT) dans le dossier du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
L’Alliance Vertières publie, dimanche 25 janvier, une note de presse dans laquelle elle dénonce ce qu’elle qualifie d’ingérences de certaines représentations diplomatiques étrangères dans les décisions du Conseil présidentiel de transition, notamment en lien avec le renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
L’organisation estime que toute pression exercée par des acteurs internationaux sur le CPT constitue une atteinte à la souveraineté nationale et au droit d’Haïti de gérer librement ses affaires internes.
Selon l’Alliance Vertières, le départ du Premier ministre s’inscrit dans la préparation d’un dialogue national visant la formation d’un gouvernement légitime et la création de conditions sécuritaires permettant la tenue d’élections.
L’organisation rappelle que la transition doit reposer sur un accord politique impliquant les forces politiques et sociales, afin de garantir la légitimité des autorités à venir et de favoriser une issue durable à la crise.
Elle fait référence à la résolution 2793 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en septembre 2025, qui insiste sur un processus politique inclusif conduit par les Haïtiens et prévoit un appui international ciblé pour répondre aux défis sécuritaires posés par les groupes armés.
L’Alliance Vertières indique que toute ingérence de puissances étrangères contrevient aux principes du droit international, notamment ceux consacrés par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et la Charte de l’ONU, qui garantissent la souveraineté et le droit à l’autodétermination des États.
Enfin, l’organisation appelle la communauté internationale à accompagner la transition haïtienne sans pression sur les institutions nationales, estimant que le peuple doit pouvoir déterminer son avenir politique par un processus souverain et inclusif.
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