À l’approche de la fin du mandat des autorités intérimaires, les alliances se cristallisent. Le Parti Fierté Nationale d’Haïti annonce son appui à l’ex-ministre de l’Intérieur Audin Fils Bernadel pour le poste de Premier ministre dans un éventuel gouvernement de transition après le 7 février 2026.
Port-au-Prince, 10 février 2026 — À quelques jours de l’échéance fixée au 7 février, le paysage politique haïtien se redessine. Le Parti Fierté Nationale d’Haïti (FNH) a officialisé son soutien à la candidature d’Audin Fils Bernadel, ancien ministre de l’Intérieur, en vue de la formation d’un nouvel exécutif de transition.
Pour le président du FNH, l’ingénieur Joseph Junior Michel, Bernadel dispose du profil adéquat pour affronter la crise multidimensionnelle qui frappe le pays. Son expérience au sein de l’administration publique constituerait, selon lui, un atout pour restaurer la sécurité et créer les conditions d’élections crédibles, alors que la légitimité du Conseil présidentiel de transition est contestée.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique marquée par la multiplication de propositions visant à reconfigurer la gouvernance transitoire. Parmi elles, celle de l’Alternative pour le Changement d’Haïti (ACH), qui préconise un exécutif bicéphale composé d’un président de transition et d’un Premier ministre.
Présentée samedi lors d’une conférence de presse au parc Midoré, à Delmas 33, cette formule a été détaillée par le porte-parole de l’ACH, Réginald Gédéon. Il a indiqué que le président de transition pourrait être issu des milieux politique, économique ou judiciaire, tandis que la direction du gouvernement serait confiée à Audin Fils Bernadel.
Selon Gédéon, l’ancien ministre de l’Intérieur bénéficierait d’une connaissance approfondie du fonctionnement de l’État et d’une expertise jugée cruciale pour répondre à la montée de l’insécurité. L’ACH propose en outre un mandat transitoire strictement limité à douze mois.
Audin Fils Bernadel, présent à la conférence, a déclaré accepter la proposition de l’ACH. Il a assuré que la sécurité constituerait sa priorité et qu’il privilégierait un dialogue ouvert avec l’ensemble des forces nationales.
L’ancien ministre a également salué l’initiative de médiation du Monseigneur Pierre-André Dumas, estimant qu’elle pourrait favoriser la recherche d’un consensus politique et éviter une aggravation des tensions à l’approche du 7 février 2026.
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