Le Mouvement Point Final critique la signature du Pacte national pour la stabilisation et l’organisation des élections, initié par le Premier ministre démissionnaire Alix Didier Fils Aimé. L’organisation estime que l’accord ne répond ni à la crise sécuritaire ni aux blocages institutionnels du pays.
Port-au-Prince, 24 février 2026 .–Réunis les 21 et 22 février 2026 à Port-au-Prince, des représentants de partis politiques traditionnels et émergents signent un Pacte national visant à encadrer un processus de stabilisation et la tenue d’élections en Haïti.
Dans une déclaration publique, le Mouvement Point Final qualifie l’initiative d’« atteinte à la souveraineté nationale » et conteste la légitimité du Premier ministre démissionnaire, Alix Didier Fils Aimé, à conduire un tel processus. Le mouvement rappelle que celui-ci a été révoqué par une majorité de membres du Conseil présidentiel de transition, tout en refusant de quitter ses fonctions.
L’organisation évoque également la présence, début février, de navires et d’aéronefs militaires américains dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, à proximité de l’aéroport international Toussaint-Louverture. Elle s’interroge sur les circonstances de ce déploiement et sur son lien avec la transition politique en cours.
Le Mouvement Point Final estime que le Pacte ne prévoit aucun mécanisme concret pour faire face à l’insécurité, à la crise humanitaire et à la paralysie institutionnelle. Selon lui, les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles ne sont pas réunies, dans un contexte marqué depuis plusieurs années par l’absence de scrutins, la montée des violences armées et la fragilisation des institutions.
Le mouvement critique par ailleurs le rôle du « Core Group », qu’il accuse d’influencer le processus politique national. Il considère que l’accord actuel risque d’ouvrir la voie à une nouvelle forme de tutelle internationale.
Appelant à une mobilisation citoyenne, le Mouvement Point Final affirme que seule une démarche fondée sur la souveraineté populaire et la restauration de la sécurité publique peut permettre une sortie durable de la crise.
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