À l’approche du 7 février 2026, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/FUSION) réaffirme l’échéance constitutionnelle de fin de mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et exhorte les acteurs politiques à engager un dialogue national pour éviter une crise institutionnelle.
Port-au-Prince, 4 février 2026 – À quatre jours de l’échéance du 7 février, le PFSDH/FUSION rappelle que le mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) prend fin conformément à l’Accord du 3 avril 2024. Les articles 12.1 et 13 de cet accord précisent qu’aucune prolongation n’est possible. Toute tentative de maintien au pouvoir serait un manquement aux engagements juridiques et politiques.
Dans une note datée du 10 septembre 2025, le parti avait déjà alerté le gouvernement, les acteurs politiques et la communauté internationale sur l’urgence d’un consensus politique pour assurer une gouvernance crédible après la fin du CPT. Il dénonçait l’impossibilité de tenir des élections légitimes dans un contexte marqué par l’insécurité et le contrôle de larges zones du pays par des gangs.
Aujourd’hui, le PFSDH/FUSION constate une multiplication d’initiatives improvisées et juge que la situation appelle à un dialogue responsable et dirigé par les Haïtiens. Le parti souligne que l’État continuera d’exister après le départ du CPT et que le gouvernement assurera les affaires courantes, mais que les forces politiques, sociales et économiques doivent agir avec responsabilité et transparence.
Le PFSDH/FUSION préconise :
la mise en place d’une transition politique dirigée par la Cour de cassation ;
la formation d’un gouvernement de consensus national, inclusif et orienté vers l’intérêt général ;
le rétablissement d’un environnement sécuritaire propice à des élections honnêtes et inclusives.
Le parti lance un nouvel appel à toutes les forces vives du pays pour un accord national garantissant la légitimité démocratique et le respect de la Constitution, avec un pacte de gouvernabilité scellant cet engagement.
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