Les assises de suivi du dialogue interhaïtien s’ouvrent le 1er février à Port-au-Prince, dans un contexte de transition institutionnelle marqué par l’imminence de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).
PORT-AU-PRINCE — Les assises de suivi du dialogue interhaïtien débutent ce 1er février à l’hôtel Montana, à l’initiative des conseillers-présidents Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à échéance dans six jours.
Selon Edgard Leblanc Fils, ces rencontres ont pour objectif de définir les prochaines étapes de la transition politique et de préparer la passation du pouvoir entre le CPT et l’autorité intérimaire, dans un cadre qu’il souhaite « protocolaire, transparent et apaisé ».
La faible participation des forces politiques est toutefois relevée. À l’exception de Moïse Jean-Charles, leader du parti Pitit Dessalines, plusieurs formations majeures, dont Fanmi Lavalas et le PHTK, ne sont pas représentées.
Des personnalités issues de différents secteurs prennent néanmoins part aux échanges, parmi lesquelles Antoine Rodon Bien-Aimé, le Dr Hénol Buteau et des représentants syndicaux, dont Dumé Sonson. Le secteur vodou est également représenté, de même que des observateurs internationaux, dont un représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’absence du président en exercice du CPT et de plusieurs conseillers alimente cependant les interrogations sur la crédibilité du processus. Des participants quittent la séance en cours de travaux, sur fond de désaccords, tandis que Moïse Jean-Charles profite de la tribune pour critiquer publiquement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
RLNEWS
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