Dans un contexte marqué par l’insécurité, la corruption et l’absence de perspectives, une voix appelle la jeunesse haïtienne à refuser la résignation et à reprendre en main son avenir.
Haïti traverse une crise profonde. Une partie de la population, notamment la jeunesse, dit vivre dans un pays contraint de survivre plutôt que de se projeter vers l’avenir.
Les jeunes se disent épuisés, tandis que les enfants sont confrontés très tôt à la violence et à la précarité. L’avenir apparaît incertain, freiné par la peur et le silence.
Dans ce contexte, l’attente et l’acceptation de situations jugées inacceptables se sont installées. Pour certains observateurs, un peuple qui renonce trop longtemps à agir finit par s’effacer.
Le penseur Winnick Michel évoque un « siècle de l’intelligence », un contraste saisissant avec une gouvernance perçue comme déconnectée, où la médiocrité supplante les compétences, au détriment de la jeunesse.
Alors que Saint-Domingue poursuit son développement, Haïti recule, selon ces voix critiques, minée par la corruption, le grand banditisme et une indifférence devenue structurelle.
L’appel s’adresse principalement à la jeunesse, invitée à se mobiliser non par la haine, mais pour la vie et la dignité, et à refuser une disparition silencieuse.
Le texte évoque également le cas de Neissa Tima, présentée non comme un fait divers, mais comme le symbole des violences tolérées trop longtemps. Son assassinat est décrit comme un électrochoc moral.
Pour son auteur, ce message n’est pas une plainte, mais un appel à la prise de conscience collective, estimant qu’un peuple lucide peut encore éviter l’effondrement.
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