Une lettre ouverte adressée à la communauté internationale critique les récentes décisions du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé et appelle les partenaires étrangers à subordonner tout appui politique et diplomatique au respect strict de la Constitution et des lois haïtiennes.
Port-au-Prince, 4 mars 2026.–Dans ce texte daté du 4 mars, l’auteur estime que le gouvernement présenté comme technocratique s’écarte des engagements publics pris dans le cadre d’un pacte politique initial. Il évoque des nominations jugées controversées et dénonce ce qu’il décrit comme un manque de transparence et une méthode unilatérale.
La désignation de Mme Reina Forbin au ministère des Affaires étrangères et des Cultes est citée comme exemple. La lettre affirme que cette nomination intervient dans un contexte où la Constitution encadre l’accès aux fonctions ministérielles. Elle mentionne également la présence, au sein du gouvernement, de personnalités faisant l’objet de critiques liées à la gestion publique.
Selon le texte, plusieurs groupes signataires du pacte initial se seraient retirés, invoquant des désaccords sur la gouvernance et le respect des engagements pris. L’auteur estime que la situation institutionnelle intervient alors que le pays traverse une crise économique et sécuritaire majeure.
La lettre invite les partenaires internationaux à « conditionner tout appui politique et diplomatique » au respect des normes constitutionnelles et des principes de bonne gouvernance, considérant que le soutien extérieur ne doit pas « affaiblir davantage la légitimité institutionnelle ».
Le document est signé par Jean Rodlet Jean Baptiste, qui se présente comme écrivain, entrepreneur, promoteur culturel et communicateur. Il est adressé notamment à l’Ambassade du Canada, à l’Ambassade de France, au chargé d’affaires des États-Unis, à la CARICOM, à l’Union européenne, au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) et à l’Organisation des États américains (OEA).
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