Dans la commune de Jacmel, les conflits liés à la propriété des terres se multiplient. Des habitants dénoncent l’existence d’un réseau organisé qui s’approprierait illégalement des parcelles avec la complicité présumée de certains acteurs du système judiciaire et administratif.
À Jacmel, l’insécurité foncière prend une ampleur inquiétante et affecte de plus en plus de citoyens. Plusieurs habitants affirment être victimes d’un réseau de spoliation qui s’approprierait illégalement des terrains appartenant à des particuliers.
Selon différentes dénonciations, ce réseau agirait ouvertement dans la commune, avec la complicité présumée de certains responsables issus du système judiciaire et administratif. Des avocats, policiers, juges, commissaires du gouvernement, arpenteurs, notaires ainsi que des agents de la Direction générale des impôts (DGI) sont régulièrement cités par la population comme faisant partie de ce qu’elle qualifie de « réseau de dépouillement ».
Face à ces accusations, la justice et la police sont vivement critiquées pour leur manque d’intervention. Cette situation, selon plusieurs résidents, favoriserait un climat d’impunité et encouragerait les auteurs de ces pratiques à agir sans crainte de poursuites.
Des voix s’élèvent désormais pour appeler les autorités judiciaires à agir rapidement afin de freiner la multiplication des conflits fonciers dans la région. Certains observateurs estiment qu’en l’absence de mesures concrètes, ces tensions pourraient dégénérer en violences graves au sein de la population.
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