Réunis à Jacmel, plusieurs organisations socio-politiques du Sud-Est ont présenté un document de propositions visant à éviter un vide institutionnel après le départ annoncé du Conseil présidentiel de transition en février 2026.
Sous l’égide du Comité de coordination des organisations régionales du Sud-Est (CROS), et en alliance avec plusieurs structures socio-politiques dont RAPID, FADÈS, Bien-Être Collectif, Résistance SIDES, GRAJ, REFOJ-ATEPAZ, ainsi que la Plateforme des syndicats d’enseignants du Sud-Est, une conférence conjointe s’est tenue ce lundi 19 janvier 2026 à l’hôtel Aura Bar, à Jacmel.
Cette rencontre, organisée autour d’un document de vingt pages intitulé « Réveil territorial », vise à présenter une série de propositions de sortie de crise, dont la question du choix des personnalités appelées à remplacer les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Au nom des organisations signataires, l’agronome Espady Pitchong a indiqué que le groupe souhaite que le futur président soit issu de la Cour de cassation. L’initiative recommande la sélection de trois magistrats ne faisant l’objet d’aucune suspicion de corruption, ainsi que la nomination d’un Premier ministre compétent, issu de l’administration publique et reconnu comme intègre par l’ULCC et l’UCREF.
M. Pitchong a dit espérer que les acteurs engagés dans les discussions nationales prendront ces recommandations en considération, afin d’éviter « un grave vide institutionnel » à l’issue du mandat du CPT, dont la fin est prévue le 7 février 2026.
Léger Mackenson
RL News
