Le coordonnateur départemental de l’OPL dans le Sud-Est, Mibsam Jeannis, attaque frontalement le Conseil présidentiel de transition. Il dénonce une crise éthique profonde, pointe du doigt l’exclusion systématique de son parti et alerte sur la dégradation de la situation à Jacmel.
La tension politique monte dans le Sud-Est. La coordination départementale de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) fustige le Conseil présidentiel de transition (CPT). Malgré la présence d’un représentant OPL au sein du Conseil, Mibsam Jeannis accuse les membres du CPT d’ignorer leurs responsabilités envers la population.
Lors d’une conférence de presse tenue le 24 novembre 2025, Jeannis décrit une crise éthique sévère qui frappe l’administration publique. Il critique aussi le Conseil électoral provisoire (CEP), qu’il accuse d’écarter l’OPL des rencontres officielles avec les partis politiques. Selon lui, le ministère de la Justice agit de la même manière en ne conviant pas l’OPL à la récente formation destinée aux organisations politiques.
“Pourquoi cherche-t-on à marginaliser l’OPL ?”
Pour Jeannis, ces choix posent de sérieuses questions. Il s’interroge :
— Certains responsables redoutent-ils l’OPL ?
— Ou cherchent-ils à étouffer un parti qui propose encore des alternatives claires et structurées en tant que formation de gauche ?
Le dirigeant rappelle pourtant que l’OPL figure parmi les partis politiques les plus engagés dans les formations et les réflexions nationales.
Un appel à un vaste débat national
L’intellectuel souligne la nécessité d’un débat national capable de produire un plan éducatif solide. Il souhaite un cadre idéologique fort pour aider l’État à se reconstruire et à sortir durablement de la misère.
Jacmel au bord du gouffre
Mibsam Jeannis alerte aussi sur la détérioration alarmante des conditions de vie à Jacmel. Il évoque une ville menacée par :
l’insécurité,
l’insalubrité,
l’effondrement des services essentiels.
Le professeur d’université critique sévèrement les membres du CPT. Il estime qu’ils n’ont jamais rempli leur mission. À ses yeux, seul le discours du président du Conseil, Edgar Leblanc Fils, à la tribune de l’ONU, a marqué l’action du CPT depuis sa formation.
Léger Mackenson
RL News
