Washington , le 8 mars 2026.– Une cour d’appel fédérale rejette la tentative de l’administration Trump de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) pour environ 350 000 Haïtiens vivant aux États-Unis. Selon la décision rendue publique samedi, leur renvoi les exposerait à la violence et aux difficultés d’accès aux soins en Haïti.
La Cour d’appel du district de Columbia confirme par deux voix contre une le jugement de la juge fédérale Ana Reyes, qui avait suspendu l’expiration du TPS prévue le 3 février, estimant que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis ne disposait pas de preuves suffisantes pour justifier la fin du programme.
La cour note que la fin du TPS aurait « des conséquences dévastatrices », notamment la détention, l’expulsion et la séparation des familles. Les personnes renvoyées en Haïti seraient également exposées à la violence dans un contexte de crise politique et sociale.
L’administration Trump défendait la fin du TPS, arguant que la situation en Haïti a évolué depuis le séisme de 2010 et que le dispositif n’a jamais été conçu comme une amnistie permanente. Des juristes contestent cet argument.
Le contentieux n’est pas clos : des responsables du DHS ont indiqué leur intention de porter l’affaire devant la Cour suprême des États-Unis. Selon un rapport de l’ONU publié en janvier, Haïti reste confrontée à une grave crise, avec près de 6 000 homicides en 2025, une absence de dirigeants élus et une montée des violences de gangs depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.
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