Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le parti Fierté Nationale d’Haïti (FNH) tire la sonnette d’alarme sur la situation politique et sociale du pays. Le FNH demande au Conseil présidentiel de transition (CPT) et au gouvernement de quitter le pouvoir à l’échéance du 7 février 2026, conformément à l’accord du 3 avril 2024.
Port-au-Prince, 23 janvier 2026. Après 21 mois de transition, le parti dénonce un bilan « décevant » de la gouvernance, affirmant que les principales missions rétablir la sécurité et organiser des élections libres et transparentes n’ont pas été remplies. Selon le FNH, le pays continue de plonger dans l’insécurité, avec des gangs armés contrôlant des postes de péage et des territoires entiers dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Cette situation, affirme le parti, laisse des zones entières hors du contrôle de l’État, alors qu’Haïti reste sans élections depuis plus de dix ans.
Sur le plan social et économique, le FNH alerte sur l’aggravation de la pauvreté et du désespoir, particulièrement parmi les personnes déplacées internes, les victimes d’enlèvements et certains membres de la diaspora, notamment ceux concernés par le Programme Biden. Le parti met en garde contre l’ingérence étrangère, évoquant la présence de pays comme les États-Unis, le Canada et l’Union européenne dans les affaires haïtiennes.
Face à cette situation, le FNH appelle à un sursaut national et à l’unité du pays. Il propose l’organisation d’un dialogue inclusif regroupant toutes les forces vives de la nation afin de sortir de l’impasse politique et institutionnelle. Le parti recommande également la mise en place d’un gouvernement bicéphale temporaire, le rétablissement immédiat de la sécurité et la tenue rapide d’élections démocratiques et crédibles pour doter Haïti de dirigeants légitimes.
La lettre ouverte, rendue publique le 23 janvier à Port-au-Prince, est signée par les responsables du parti Fierté Nationale d’Haïti.
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