Les États membres de l’ONU doivent respecter l’embargo sur les armes imposé à Haïti pour tenter de freiner la violence des gangs dans le pays. C’est ce qu’a déclaré jeudi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Selon le dernier rapport présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, plus de 5 500 personnes ont été tuées par des gangs entre mars 2025 et mi-janvier 2026.
La haute-commissaire adjointe aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, affirme que les groupes armés contrôlent aujourd’hui une grande partie de Port-au-Prince, ainsi que des zones dans les départements du Centre et de l’Artibonite.
Elle accuse ces gangs de commettre des assassinats, des enlèvements et des violences brutales contre les habitants.
Le rapport souligne également une forte hausse des violences sexuelles. Plus de 1 570 femmes et filles auraient été victimes d’agressions pendant la période étudiée.
Les gangs recrutent aussi des mineurs, parfois forcés de participer à des meurtres, des enlèvements ou à la destruction de biens.
Par ailleurs, l’ONU s’inquiète du recours excessif à la force lors des opérations contre les gangs.
Au moins 196 exécutions sommaires attribuées à la police ont été signalées.
Environ 600 autres personnes auraient été tuées lors de lynchages ou d’actions de groupes d’autodéfense.
Selon l’ONU, cette spirale de violence aggrave l’instabilité dans un pays déjà confronté à une grave crise humanitaire.
Aujourd’hui, près de 1,4 million d’Haïtiens sont déplacés à l’intérieur du pays à cause de l’insécurité.
RL News
