Alors que la crise sécuritaire continue de paralyser plusieurs régions du pays, la performance du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), V. Paraison, fait l’objet de nombreux commentaires. Pour certains acteurs politiques, notamment Me André Michel, le bilan du chef de la police apparaît « maigre » à ce stade. Mais dans le même temps, ils estiment qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives.
Depuis sa prise de fonction, le directeur général de la PNH évolue dans un environnement particulièrement hostile. Les opérations policières se heurtent à la puissance de groupes armés bien établis, à la faiblesse des ressources matérielles et au manque d’effectifs.
Selon plusieurs observateurs, ces conditions exceptionnelles rendent difficile toute appréciation rapide de la performance du commandement actuel.
Me André Michel souligne que « la gravité de la Situation Sécuritaire » impose de laisser davantage de temps au nouveau directeur général pour mettre en œuvre ses stratégies. Une position qui contraste avec les critiques plus sévères formulées dans certains secteurs.
Au-delà du travail de la PNH, d’autres institutions se trouvent au cœur du processus politique en cours, notamment le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Pour plusieurs analystes, la réussite de la Transition dépendra en grande partie de la capacité de ces deux institutions à fonctionner de manière coordonnée.
« Pour réussir la Transition, nous devons supporter la PNH et le CEP », affirme Me Michel, appelant à un appui politique et institutionnel continu, dans un pays où les structures étatiques sont souvent fragilisées par les crises successives.
Un renouvellement politique jugé indispensable
Parallèlement à ces appels au soutien institutionnel, des voix s’élèvent pour réclamer une révision du personnel politique impliqué dans la Transition. Certains acteurs considèrent qu’une partie de la classe politique actuelle, accusée d’entraver ou d’instrumentaliser le processus, nuit à la crédibilité des efforts en cours.
Selon Me Michel, un renouvellement s’impose afin d’écarter les éléments jugés « toxiques » et de restaurer un climat plus favorable au progrès institutionnel.
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