Le conseiller-président Frinel Joseph appelle le Conseil présidentiel de transition (CPT) à sortir de l’impasse institutionnelle qui bloque plusieurs dossiers sécuritaires et électoraux, à l’approche de l’échéance du 7 février 2026.
Le conseiller-président Frinel Joseph interpelle ses huit collègues du Conseil présidentiel de transition (CPT) face au blocage de plusieurs dossiers sécuritaires et électoraux, alors que la transition entre dans sa dernière ligne droite. Dans une correspondance datée du 27 janvier 2026, il les exhorte à surmonter leurs divergences et à privilégier « l’intérêt supérieur de la nation », à moins de deux semaines de la date butoir fixée au 7 février.
Joseph juge que la cohabitation de neuf membres au sein du CPT a montré que la coopération institutionnelle restait possible malgré les rivalités. Il constate toutefois une paralysie progressive du fonctionnement des instances, marquée par l’absence de conseils des ministres, une montée de la méfiance et un affaiblissement du travail collégial.
Plusieurs dossiers stratégiques restent en attente, notamment le projet de décret électoral, la contribution d’Haïti à la mission de lutte contre les gangs et le projet de décret sur les violences faites aux femmes.
Selon Joseph, la situation est observée de près par les acteurs politiques, la société civile et les partenaires internationaux, alors que les tensions internes fragilisent la crédibilité de la transition. Il appelle le CPT à se réunir « sans délai » afin d’adopter une position commune, estimant qu’une crise prolongée risquerait de ralentir les efforts sécuritaires et d’ajourner des appuis jugés nécessaires.
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