Le mardi 17 mars 2026 , un juge a ordonné la reprise des programmes de cette radio publique internationale ainsi que la réintégration de plus de 1 000 employés licenciés l’an dernier.
Le juge Royce Lamberth a exigé que 1 042 salariés, placés en congé administratif depuis près d’un an, retrouvent leur poste d’ici le 23 mars. Cette décision intervient quelques jours après qu’il a jugé illégale la nomination de Kari Lake, choisie par Donald Trump pour superviser les licenciements massifs.
À la tête de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), Kari Lake avait lancé une politique de réduction drastique des effectifs et des financements. L’organisme supervise plusieurs médias internationaux, dont Voice of America, Radio Free Europe et Radio Free Asia.
Dans sa décision, le juge a également demandé à l’USAGM de proposer rapidement un plan pour relancer les diffusions à l’échelle mondiale.
Une décision saluée en interne
Trois employés à l’origine de la plainte ont accueilli favorablement ce jugement. Ils affirment vouloir « réparer les dommages » causés par les réformes récentes et rétablir la mission du média, qui consiste à informer un public international, notamment dans les pays où la liberté de la presse est limitée.
Un média au cœur des tensions politiques
Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, Voice of America a longtemps été un outil d’influence internationale des États-Unis, notamment durant la Guerre froide.
Mais ces dernières années, le média s’est retrouvé au centre de controverses politiques. Donald Trump l’avait accusé de diffuser une ligne éditoriale biaisée, jugée trop critique envers les États-Unis, et avait signé un décret visant à réformer son fonctionnement.
Le gouvernement américain a déjà annoncé son intention de faire appel de la décision judiciaire, laissant présager une nouvelle bataille juridique autour de l’avenir de ce média emblématique.
RL NEWS
