Saint-Michel-de-l’Attalaye, le 29 juillet 2026 – La violence des groupes armés continue de s’étendre dans le département de l’Artibonite. Après une nouvelle attaque attribuée aux gangs « Kokorat San Ras » et « Gran Grif », Me Moïse Eluis lance un appel pressant aux autorités haïtiennes afin d’empêcher que la commune de Saint-Michel-de-l’Attalaye ne tombe sous le contrôle des criminels.
Dans l’après-midi du mardi 28 juillet, des hommes lourdement armés ont pris d’assaut les localités de Mamon et de Nan Paul, situées dans la 7ᵉ section communale de Saint-Michel-de-l’Attalaye.
Selon les informations disponibles, les assaillants ont dépouillé plusieurs habitants de leurs véhicules, motocyclettes, téléphones portables et sommes d’argent, provoquant un vent de panique au sein de la population.
Les forces de l’ordre toujours absentes
Jusqu’en début de journée ce mercredi, les forces de l’ordre n’avaient toujours pas repris le contrôle des zones attaquées. Cette situation alimente le sentiment d’abandon des habitants et accentue la peur d’une nouvelle offensive.
L’insécurité affecte désormais aussi bien les sections rurales que le centre-ville de Saint-Michel-de-l’Attalaye, où les activités quotidiennes sont fortement perturbées.
Me Moïse Eluis réclame une intervention immédiate de l’État
Réagissant à cette nouvelle escalade de violence, Me Moïse Eluis a dénoncé l’inaction des autorités et exhorté l’État haïtien à intervenir sans délai pour freiner l’expansion des groupes armés et rétablir l’autorité de l’État dans la commune.
Selon lui, une réponse rapide des forces de sécurité est indispensable afin de protéger la population et d’éviter que la situation ne se détériore davantage.
L’Artibonite reste sous la pression des groupes armés
Déjà confronté à une insécurité persistante, le département de l’Artibonite demeure, après celui de l’Ouest, l’un des territoires les plus durement touchés par les violences des groupes armés.
La progression continue des gangs dans plusieurs communes fait craindre une aggravation de la crise sécuritaire, alors que les habitants multiplient les appels à une intervention plus ferme des autorités.
Jose Darline Pierre Louis
RL News
