Le Comité de mobilisation contre l’insécurité généralisée et les gangs dans l’Artibonite (COMOGINDA) a appelé dimanche les autorités haïtiennes à renforcer les positions des forces anti-gangs dans les zones abandonnées par le groupe armé Kokorat San Ras.
GONAÏVES, 9 août 2026 .—Quatre jours après le déploiement des forces de répression des gangs dans l’ancien site de la MINUSTAH, à Bienac, aux Gonaïves, le comité estime que les autorités doivent consolider les espaces repris aux groupes armés.
Lors d’un point de presse, le COMOGINDA a notamment demandé le renforcement de la présence des forces de sécurité à Croix-Péris, dans la commune de l’Estère.
Selon le comité, cette présence est nécessaire pour permettre aux habitants de reprendre leurs activités économiques et professionnelles avec davantage de confiance.
Le COMOGINDA s’est toutefois opposé à l’idée de concentrer les bases des forces anti-gangs dans l’ancien site de la MINUSTAH.
Le comité estime que le gang Kokorat San Ras a adapté son mode opératoire après la destruction de plusieurs postes de péage qu’il contrôlait sur la route nationale, à l’entrée de Carrefour-Desaix.
Il affirme que les enlèvements sur les axes routiers constituent désormais l’une des méthodes utilisées par les groupes armés pour exercer une pression sur la population.
Face à cette évolution, le COMOGINDA demande aux autorités d’adopter une stratégie plus large contre les gangs dans l’Artibonite.
Le comité dit également attendre des résultats concrets de l’arrivée des nouvelles forces chargées de lutter contre les groupes armés dans le département.
Pour le COMOGINDA, la sécurisation durable des zones reprises doit permettre à la population de reprendre progressivement ses activités.
Le porte-parole du comité, Me Jobeb Jeannite, a notamment insisté sur la nécessité de trouver des « solutions » durables au problème de l’insécurité dans l’Artibonite.
RL News
