Le changement à la tête du Conseil électoral provisoire se prépare dans un climat de sérénité, de respect et de continuité. Le président sortant restera conseiller au sein de l’institution.
PORT-AU-PRINCE — Alors que différentes rumeurs circulent autour du changement à la tête du Conseil électoral provisoire (CEP), la réalité au sein de l’institution se veut beaucoup plus apaisée. Jacques Desrosiers, président sortant, et Peterson Pierre-Louis, appelé à lui succéder, préparent une passation dans un esprit de sérénité, de respect et de continuité.
Selon les informations recueillies par Le Reflet, il n’existe pas de logique de rupture entre les deux hommes, qui entretiennent de bonnes relations. La transition devrait au contraire se dérouler dans de bonnes conditions, avec une transmission ordonnée des responsabilités et des dossiers.
Desrosiers reste au CEP
Cette nouvelle étape ne constitue d’ailleurs pas un départ de Jacques Desrosiers. Le président sortant demeure conseiller au sein du CEP, un élément important pour assurer la continuité et faciliter la transmission des dossiers au nouveau Bureau.
Sa connaissance des travaux engagés au cours de son passage à la présidence devrait ainsi rester mise au service du Conseil.
Pas de changement de cap
Contrairement à certaines interprétations, le changement de président ne signifie pas un changement dans les démarches déjà engagées par le CEP.
Les travaux en cours, les dossiers institutionnels et les différentes étapes liées à la préparation du processus électoral doivent se poursuivre normalement.
Il s’agit donc d’une transition à la tête du Bureau, et non d’un bouleversement de l’institution.
La nouvelle configuration aurait par ailleurs été adoptée à l’unanimité des neuf conseillers, traduisant une volonté de préserver la cohésion et le fonctionnement collectif du Conseil.
Peterson Pierre-Louis, un profil déjà expérimenté
Pour prendre la présidence, Peterson Pierre-Louis dispose déjà d’une expérience significative au sein du CEP.
Pasteur, avocat, homme de grande formation et ancien secrétaire général de la Fédération protestante d’Haïti, il connaît également les responsabilités internes du Conseil pour avoir exercé la fonction de secrétaire général.
Son parcours de terrain, notamment dans le département de l’Artibonite, lui a permis de travailler dans des conditions particulièrement difficiles. Le Reflet a été témoin de son engagement, de sa disponibilité et des efforts consentis pour contribuer à l’avancement du processus électoral malgré les nombreuses contraintes.
Son arrivée à la présidence s’inscrit ainsi dans une certaine continuité : un responsable qui connaît déjà l’institution, ses défis et les exigences du terrain.
Une passation plutôt qu’une rupture
Dans un contexte où les changements institutionnels donnent souvent lieu à des spéculations, la transition annoncée au CEP présente un autre visage.
Jacques Desrosiers ne quitte pas le Conseil. Peterson Pierre-Louis ne découvre pas l’institution. Et les démarches engagées ne sont pas appelées à être bouleversées.
Le véritable enjeu sera désormais de maintenir la dynamique de travail et de permettre au CEP de poursuivre sa mission avec responsabilité, cohésion et crédibilité.
Les rumeurs peuvent donc laisser place aux faits : au CEP, le passage de Jacques Desrosiers à Peterson Pierre-Louis se prépare sous le signe de la continuité, de la collaboration et de la sérénité.
Une présidence change. Une institution demeure. Et le processus électoral, lui, doit continuer d’avancer.
RL News
