Le directeur général de la compagnie de transport scolaire Dignité, Didier Benel, dénonce des actes de boycott attribués à d’anciens employés, qui bloquent les autobus de l’institution dans plusieurs villes du pays. Selon lui, ces derniers perturbent le transport scolaire pour réclamer des arriérés de salaire, au détriment des élèves qui dépendent de ce service pour se rendre à l’école.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 13 octobre 2026, M. Benel a mis en garde plusieurs personnes, parmi lesquelles la journaliste Lunie Joseph et l’ancien directeur de la compagnie, Pierre Richard Félicin. Il affirme que ces derniers contribuent à des manœuvres politiques visant à fragiliser davantage l’institution, qu’ils auraient mal gérée pendant plus de trois ans.
Le responsable indique que certains anciens employés réclament entre 48 et 60 mois d’arriérés de salaire. Il attribue cette situation à la gestion de l’ancienne administration, dirigée par Lunie Joseph à partir du 20 décembre 2021. Selon ses déclarations, seuls sept autobus étaient alors disponibles pour assurer le transport des élèves à travers le pays.
Didier Benel dénonce également le comportement de certains policiers qui, selon lui, interceptent les autobus et exercent des pressions sur les chauffeurs. Il affirme que ces derniers subissent des menaces et des contraventions, ce qui complique le fonctionnement du service.
Par ailleurs, le directeur général indique que plusieurs employés avaient été placés en disponibilité sans rémunération sous l’ancienne administration. Ces travailleurs restent susceptibles d’être rappelés en fonction des besoins de la compagnie.
Concernant sa propre gestion, M. Benel affirme avoir passé 22 mois et un jour à la tête de Dignité. Il assure qu’aucun sit-in n’a été organisé devant l’institution pour réclamer des arriérés de salaire durant son administration, et que les employés sont payés tous les deux mois.
Enfin, le directeur général estime que les blocages actuels relèvent d’une démarche politique visant à paralyser les activités de Dignité et à empêcher les élèves des villes de province de bénéficier du transport scolaire. Les personnes mises en cause n’avaient pas réagi à ces accusations au moment de la publication.
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