À quelques mois des élections prévues en Haïti, une nouvelle contestation vient s’ajouter aux tensions entourant le processus électoral. La plateforme « Chimen Delivrans » demande au CEP d’empêcher l’utilisation d’une appellation qu’elle juge susceptible de créer une confusion avec son propre nom.
La plateforme politique « Chimen Delivrans » a officiellement saisi le Conseil électoral provisoire (CEP) au sujet de l’utilisation de son appellation.
Dans une correspondance adressée mercredi 5 août 2026 au président du CEP, Jacques Desrosiers, les responsables de la plateforme demandent à l’institution d’écarter la « Plateforme Delivrans » du processus d’enregistrement.
La démarche est portée par le secrétaire général, Robensoh Blehus, et le secrétaire aux affaires politiques, Jean Elysée Céliscar.
Une appellation revendiquée depuis 2020
Les dirigeants de « Chimen Delivrans » affirment que leur plateforme est enregistrée depuis août 2020.
Ils estiment ainsi que l’utilisation d’une dénomination similaire pourrait induire les électeurs en erreur. Pour eux, cette situation pourrait également porter atteinte à l’identité politique construite autour de leur plateforme.
Ils demandent donc au CEP de prendre les mesures nécessaires afin de clarifier les appellations utilisées dans le processus électoral.
Une nouvelle tension autour du processus électoral
Cette contestation intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions autour des préparatifs électoraux.
« Chimen Delivrans » réaffirme par ailleurs son refus de participer au processus en cours. La plateforme invoque notamment la dégradation de la situation sécuritaire.
Ses responsables citent les assassinats et les enlèvements contre rançon. Ils expriment également des préoccupations concernant les inscriptions électorales.
Selon eux, certaines pratiques observées dans le processus ne permettraient pas de garantir des élections crédibles.
Le CEP face à une nouvelle requête
La balle est désormais dans le camp du Conseil électoral provisoire. « Chimen Delivrans » attend une décision de l’institution sur sa requête.
L’enjeu dépasse, selon la plateforme, la seule question de l’appellation. Elle estime qu’une clarification est nécessaire pour éviter toute confusion auprès des électeurs.
Cette nouvelle contestation intervient alors que le calendrier électoral prévoit la tenue du premier tour des élections présidentielle et législatives, ainsi que du référendum constitutionnel, le 13 décembre 2026.
Le processus reste toutefois confronté à d’importants défis politiques, institutionnels et sécuritaires.
RL News
