Le parti FUSION/PFSDH juge que les reports successifs du calendrier électoral ne relèvent plus de simples imprévus et réclame sécurité, autorité de l’État et dialogue inclusif avant toute nouvelle date.
Port-au-Prince, 26 octobre 2026.– Après plusieurs scrutins annoncés puis non tenus, le Parti FUSION des sociaux-démocrates haïtiens (FUSION/PFSDH) estime que les reports successifs ne peuvent plus être présentés comme des aléas. Il accuse les autorités de « bluff » électoral.
Cette prise de position intervient alors que le Conseil électoral provisoire (CEP) travaille à l’actualisation du calendrier. Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est lui aussi dans le viseur. La formation pose une question : combien de nouvelles dates faudra-t-il encore annoncer avant que les conditions du vote soient réellement réunies ?
« Haïti n’a pas besoin d’une nouvelle date électorale imaginaire », affirme le parti. Selon lui, le pays a d’abord besoin de sécurité, d’une autorité de l’État restaurée, d’institutions crédibles et d’un processus réaliste, garant d’élections libres, honnêtes et démocratiques.
Le FUSION appelle par ailleurs à un dialogue politique « sincère et inclusif » pour dégager une sortie de crise durable. Il demande aussi aux partenaires internationaux de privilégier le rétablissement de la sécurité et de la souveraineté nationale, plutôt que d’accompagner indéfiniment des échéances constamment repoussées.
« Le temps du bluff doit prendre fin. Gouverner, c’est prévoir et délivrer », conclut le parti.
RLNews
