Les forces de sécurité haïtiennes ciblent désormais directement les chefs de gangs. Frappes de drones, arrestations, opérations ciblées : la stratégie vise à décapiter les groupes criminels.
Port-au-Prince, 8 novembre 2026 (VBI) – La mort de Mathias Saintil, chef du gang de « Nan Boston », est le coup le plus dur confirmé à ce jour. Il est décédé vendredi des suites de blessures graves, reçues lors d’une opération à Cité Soleil.
Selon des organisations de défense des droits humains, l’attaque a fait cinq morts parmi les membres du gang et une quinzaine de blessés. La police attribue la mort de Saintil à une intervention armée.
Kenken arrêté, Lanmò San Jou en fuite ?
Un autre chef, Jean Saint-Louis, alias Kenken, aurait été capturé alors qu’il tentait de fuir par la mer vers les Bahamas. Des médias haïtiens l’affirment. Son arrestation n’a pas été officiellement confirmée.
Wilson Joseph, alias Lanmò San Jou, chef des 400 Mawozo, est aussi dans la ligne de mire. Sa résidence aurait été bombardée. Selon des informations non vérifiées de manière indépendante, il aurait survécu et se cacherait.
Quelques jours plus tôt, ce chef avait pourtant sollicité la médiation des Nations Unies pour négocier une issue au conflit.
Le rôle du Salvador reste flou
Ces opérations coïncident avec le déploiement de militaires salvadoriens. Leur participation exacte aux attaques n’est pas clairement établie.
Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a promis de maintenir la pression sur les gangs.
La stratégie semble viser les structures de commandement. Rien n’indique toutefois, à ce stade, une reconquête durable des territoires.
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