Le parti politique Kanari Pèp la (KAPEP) a marqué samedi son cinquième anniversaire. Dans une déclaration à la presse, il réclame « sécurité, justice, travail, dignité et souveraineté » pour Haïti.
PORT-AU-PRINCE, 19 octobre 2026 (RLNews) .–Fondé le 17 octobre 2021, le parti a choisi une date symbolique. Elle coïncide avec le 220ᵉ anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, père de l’indépendance. Le kanari, qui conserve l’eau fraîche, incarne selon lui l’espoir d’un lendemain meilleur.
KAPEP dresse un bilan qu’il dit limité à des prises de position et des propositions. Il a notamment dénoncé les conditions de formation du Conseil présidentiel de transition (CPT) et l’ingérence étrangère. Il a aussi émis des réserves sur la Force de répression des gangs (FRG), autorisée par la résolution 2793 de l’ONU. Le parti a en outre proposé un gouvernement de transition de douze à treize ministres.
Cinq ans après, le parti juge que la population subit toujours la faim, l’insécurité, la corruption et l’exode. Il s’interroge sur les résultats de la FRG, dont le mandat doit être renouvelé jusqu’au 31 mars 2027. Pour KAPEP, une transition se juge « à la paix retrouvée, à la justice rendue et à la dignité restaurée ».
Le parti maintient ses priorités : autodétermination, renforcement de la Police nationale (PNH) et de la justice, lutte contre l’impunité et élections crédibles. Il plaide aussi pour le soutien aux paysans et à la production nationale. Il reconnaît toutefois les limites de son action. La déclaration est signée du président Todt Royer et du secrétaire général Luckner Gabriel.
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