JACMEL, 12 août 2026 .— L’organisation des prochaines élections en Haïti reste incertaine. La dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays continue de compliquer la tenue d’un scrutin national.
Pour Me Laguerre Louifer, coordonnateur communal de Fanmi Lavalas à Jacmel, les conditions ne sont pas encore réunies pour organiser sereinement des élections.
Le responsable politique estime toutefois que le pays a besoin d’un scrutin. Celui-ci doit permettre de renouveler les institutions et de sortir progressivement de la crise institutionnelle.
Mais la sécurité demeure, selon lui, le principal obstacle à un processus électoral crédible et inclusif.
« Le moment n’est pas propice », affirme Me Laguerre Louifer. Il souligne notamment le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs zones du pays.
Dans certaines circonscriptions, les habitants sont confrontés à l’insécurité et aux déplacements forcés. Ces difficultés limitent aussi la liberté de circulation et la participation des citoyens au processus électoral.
Le coordonnateur de Fanmi Lavalas à Jacmel appelle donc les autorités à renforcer rapidement la sécurité. Il juge nécessaire de garantir la libre circulation des électeurs, des candidats et des agents électoraux.
« Nous avons besoin d’élections pour renouveler les institutions républicaines », soutient-il, tout en soulignant la difficulté d’organiser un scrutin dans un pays où plusieurs territoires échappent au contrôle effectif de l’État.
Me Laguerre Louifer demande ainsi aux autorités d’agir rapidement si elles veulent maintenir l’objectif d’élections cette année.
Sans amélioration significative de la situation sécuritaire, le calendrier électoral pourrait, selon lui, être une nouvelle fois compromis.
Léger Mackenson
RL News
