PORT-AU-PRINCE, 3 sept. 2026 (RL News ) — La Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH) a demandé jeudi à la CARICOM de soutenir un processus politique « haïtien, inclusif et souverain », estimant que la sortie de crise ne peut être durablement imposée de l’extérieur.
Lors d’un échange avec des représentants de la Communauté des Caraïbes, la COPAH a appelé à privilégier la sécurité, le renforcement des institutions, le dialogue national et la justice, parallèlement à la préparation d’élections crédibles.
L’organisation religieuse a rejeté toute forme de « tutelle ou d’ingérence » dans les choix politiques d’Haïti. Elle souhaite que la CARICOM joue un rôle de facilitatrice, tout en veillant à ce que les décisions concernant le pays restent entre les mains des acteurs haïtiens.
Sur le plan sécuritaire, la COPAH demande notamment le renforcement de la Police nationale d’Haïti et de la justice, ainsi qu’une lutte contre le financement des groupes armés, le trafic d’armes et l’impunité. Elle estime que l’appui international, notamment à travers la Force de répression des gangs (GSF), doit respecter les droits humains et renforcer progressivement les capacités de l’État haïtien.
La COPAH plaide également pour un dialogue national associant les secteurs politiques, religieux, sociaux, économiques, communautaires et la diaspora. Elle estime que la CARICOM peut faciliter ce dialogue, mais que son contenu et ses décisions doivent revenir aux Haïtiens.
Concernant les élections, l’organisation soutient le retour à l’ordre constitutionnel, mais refuse que la fixation d’une date prime sur la crédibilité du scrutin. Elle réclame notamment des garanties de sécurité, la liberté de campagne, des institutions électorales fonctionnelles et la participation des personnes déplacées.
La COPAH demande enfin à la CARICOM de soutenir une réponse humanitaire renforcée et de défendre la souveraineté d’Haïti dans ses échanges avec les autres partenaires internationaux.
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