Réuni en comité de pilotage, le ministre Marc-Elie Nelson a salué les premiers résultats du projet PSARA, qui améliore les dépenses essentielles et l’autonomie financière des femmes, tout en relevant des défis persistants.
PORT-AU-PRINCE, 28 octobre 2026 – Le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Elie Nelson, a présidé mercredi, par visioconférence, une réunion du Comité de pilotage stratégique (COPIL-S) du Projet de protection sociale adaptative pour une résilience accrue (PSARA/Klere Chimen). La Banque mondiale, la Coopération suisse et le Programme alimentaire mondial (PAM) y ont participé, avec plusieurs institutions publiques.
Le ministre a plaidé pour un COPIL-S plus efficace dans son rôle d’orientation, de concertation et de suivi des engagements. Il a aussi réaffirmé la volonté du MAST de consolider les acquis de Klere Chimen et de le transformer progressivement en programme national de filet social adaptatif. Le ministère y assurera le pilotage et la coordination, avec le ministère de la Santé publique (MSPP), la Protection civile, l’Office national d’identification (ONI), le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et le Bureau du secrétaire d’État à l’intégration des personnes handicapées (BSEIPH).
Des avancées, mais des défis à relever
Les participants ont examiné les résultats de l’évaluation d’impact de Klere Chimen et du Projet de promotion de l’inclusion productive des personnes handicapées (PROPIPED). Ils font état d’une amélioration des dépenses essentielles des ménages, d’un recours accru à la monnaie mobile et d’un meilleur accès aux soins. L’épargne et l’autonomie financière des femmes se sont aussi renforcées.
Des défis demeurent toutefois, notamment en matière de résilience économique durable, de santé et de nutrition. Le MAST dit vouloir tirer les leçons de cette évaluation pour ajuster ses prochaines interventions. L’inclusion des personnes déplacées internes figure parmi les perspectives.
La coordonnatrice nationale de l’UGP-MAST, Ingrid Mirlanda Delva, a présenté l’état d’avancement du projet. Prévu sur huit ans, il couvre 14 communes de la Grand’Anse et 11 communes du Sud. Il vise à verser des transferts monétaires aux populations ciblées et à poser les bases d’un système de protection sociale adaptative, conformément à la Politique nationale de protection et de promotion sociales (PNPPS).
Lucny Cadet, coordonnateur de l’Unité d’étude et de programmation du MAST, a pour sa part présenté le PROPIPED, destiné à faciliter l’accès des personnes handicapées à l’emploi et aux activités génératrices de revenus. Il a insisté sur les réformes institutionnelles prioritaires, en particulier le Système d’information du MAST (SIMAST), appelé à devenir un registre social national dynamique et intégré, au service du ciblage, de la planification et de la coordination des programmes.
Une feuille de route attendue
En clôture, Marc-Elie Nelson a demandé de traduire les orientations en actions concrètes, avec des responsabilités définies, une feuille de route, des échéances précises et un mécanisme de suivi. Il a insisté sur la régularité des réunions du COPIL-S. Cette démarche s’inscrit, selon le ministère, dans les directives du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et vise une protection sociale plus inclusive et mieux coordonnée.
Participaient notamment à la rencontre la directrice générale du MAST, Marie Hérolle Michel, la directrice pays de la Banque mondiale, Anne Lucie Lefebre, Ailo Klara Manigat (Banque mondiale), le chef du PROPIPED, Pascal Jaupart, et la chargée de protection sociale du PAM, Isabella Blanchi.
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