Le ministère de l’Éducation nationale veut mettre fin aux frais scolaires abusifs dans les établissements publics. Une nouvelle circulaire rappelle la gratuité de l’enseignement pour une grande partie du fondamental et encadre strictement les contributions exigées aux familles.
Dans une circulaire publiée le 4 août 2026, le ministère rappelle que la scolarité est gratuite dans les écoles publiques au préscolaire et dans les deux premiers cycles du fondamental.
En conséquence, les établissements concernés ne peuvent réclamer aux parents des frais d’inscription ou de réinscription.
Les frais de fonctionnement, de matériel ou toute autre contribution financière sont également interdits.
1 500 gourdes maximum pour le troisième cycle et les lycées
Le MENFP établit également une limite claire pour le troisième cycle du fondamental et les lycées publics.
Les établissements peuvent demander une contribution forfaitaire maximale de 1 500 gourdes par élève pour toute l’année académique.
Le principe est sans ambiguïté : aucun autre frais ne doit être réclamé aux familles.
Cette mesure vise notamment à éviter que des contributions multiples ne viennent alourdir davantage les dépenses des parents à l’approche de la rentrée scolaire.
À quoi doivent servir les 1 500 gourdes ?
Le ministère précise que les sommes collectées ne peuvent pas être utilisées à n’importe quelle fin.
Elles doivent servir exclusivement à l’entretien, à la propreté et au fonctionnement de base des infrastructures scolaires.
Elles peuvent également couvrir certaines dépenses qui ne sont pas prises en charge par le MENFP.
Autre exigence : chaque paiement doit obligatoirement être accompagné d’un reçu officiel.
Le ministère entend ainsi renforcer la traçabilité des fonds et limiter les pratiques financières irrégulières dans les établissements publics.
Le MENFP menace de sanctions
Le rappel ministériel s’accompagne d’un avertissement aux responsables scolaires.
Tout responsable qui ne respecte pas les nouvelles dispositions s’expose à des sanctions disciplinaires et administratives.
Les Directions départementales d’éducation (DDE), les inspecteurs et les autorités administratives sont chargés de veiller à l’application immédiate de la circulaire.
Une rentrée sous haute surveillance
Avec cette décision, le MENFP cherche à remettre de l’ordre dans la gestion des frais réclamés aux parents dans les écoles publiques.
Le message adressé aux établissements est clair : la gratuité scolaire doit rester un principe concret, et non une simple disposition administrative.
À quelques semaines de la rentrée, les autorités éducatives placent donc les frais scolaires sous surveillance. Reste désormais à voir comment ces directives seront appliquées sur le terrain et si les familles constateront effectivement une réduction des dépenses imposées par les établissements publics.
RL News
