Le GI-X et Rezo-V publient un manifeste articulé autour de dix « pseudo-commandements ». Ils dénoncent l’insécurité, la mauvaise gouvernance et les défaillances des services publics.
PORT-AU-PRINCE, 12 septembre 2026 — Le Groupe d’initiative pour la recherche d’une solution durable à la crise (GI-X) et le Réseau des victimes de l’insécurité (Rezo-V) ont publié un « manifeste de fin de crise 2026 », présenté comme une réflexion sur la situation politique et sociale du pays.
Au cœur du document figurent dix « pseudo-commandements », à travers lesquels les deux organisations livrent une sévère critique de la gouvernance en Haïti.
Les auteurs dénoncent notamment l’insécurité, les assassinats, les enlèvements et les difficultés d’accès aux services publics. Ils évoquent également la crise de l’électricité, le manque d’eau, la gestion des déchets et le chômage.
Le manifeste aborde aussi la question des marchés publics, de la justice et des conditions de détention dans les prisons.
Dix « pseudo-commandements » au cœur du manifeste
Les dix points sont présentés par le GI-X et Rezo-V comme les « pseudo-commandements du gouvernement mafieux dans une république bananière ». Cette formulation constitue l’un des principaux axes du manifeste.
Les organisations établissent ensuite un parallèle avec Jean-Jacques Dessalines et la lutte pour la souveraineté nationale. Elles inscrivent ainsi leur réflexion dans une lecture historique de la crise haïtienne.
Le document fait également référence à plusieurs traditions religieuses et historiques.
Selon les auteurs, un certain Mouche Jean André Victor aurait retrouvé ces écrits sous une « grosse pierre » le 19 septembre 2025.
À travers ce manifeste, le GI-X et Rezo-V entendent contribuer au débat sur les causes de la crise et sur les pistes susceptibles de favoriser une sortie durable.
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