PORT-AU-PRINCE, 20 août 2026 — L’ancien sénateur Anacacis Jean Hector alerte sur les risques qui pèsent sur le processus électoral en Haïti. Dans une analyse intitulée « Le piège électoral », le coordonnateur de LAPEH estime que la tenue d’élections crédibles dépend d’abord de l’amélioration de la situation sécuritaire et de la clarification du cadre légal.
Selon lui, les controverses autour du décret électoral, notamment de ses articles 153 et 158, entretiennent les incertitudes. Il évoque aussi des difficultés liées au financement, au calendrier des opérations, au fichier électoral et à l’enregistrement des candidatures.
L’ex-sénateur rappelle que le Conseil électoral provisoire (CEP) est chargé d’organiser et de superviser les élections. Il estime toutefois que la mise en œuvre du calendrier électoral risque de se heurter à la crise sécuritaire et à l’instabilité politique.
Le gouvernement de transition a affiché sa volonté d’organiser les élections cette année. Mais, selon M. Jean Hector, plusieurs modalités pratiques restent à préciser et leur mise en œuvre dépendra notamment des conditions de sécurité.
Il insiste ainsi sur deux priorités : le rétablissement de la circulation sur les principaux axes routiers et le renforcement des forces de sécurité. L’objectif est de permettre à l’État de reprendre le contrôle des territoires sous l’emprise des groupes armés.
Sans amélioration de la situation sécuritaire, la participation des candidats et des électeurs pourrait être fortement compromise, prévient-il. Il redoute notamment un scrutin marqué par une faible participation et l’exclusion de larges portions du territoire.
Pour Anacacis Jean Hector, le rétablissement de l’ordre constitutionnel passe donc par un processus électoral crédible, inclusif et sécurisé.
