PORT-AU-PRINCE, 12 septembre 2026 — Des résidents en pharmacie dénoncent plusieurs mois d’arriérés de paiement de l’État. Ils réclament la régularisation de leurs allocations avant la clôture de l’exercice fiscal.
Affectés dans plusieurs établissements hospitaliers, ces jeunes professionnels disent travailler sans percevoir les frais prévus dans le cadre de leur résidence en service social.
Selon eux, l’État prévoit une allocation mensuelle d’environ 10.000 gourdes. Mais plusieurs mois de paiement seraient actuellement dus.
Certains résidents doivent aussi financer leur logement, leur transport et leur alimentation. Ces dépenses sont particulièrement lourdes pour ceux affectés loin de leur département d’origine.
« Nous travaillons et nous servons les patients, mais nous ne recevons rien », déplorent-ils.
Les résidents soulignent leur rôle dans les hôpitaux. Ils participent notamment à la dispensation des médicaments et à la gestion pharmaceutique. Ils contribuent aussi à la prévention des erreurs médicamenteuses et à l’éducation des patients.
Ils dénoncent par ailleurs des disparités entre les différentes filières de résidence en service social.
Les regards se tournent désormais vers le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et le ministère de l’Économie et des Finances. Les résidents leur demandent de payer les sommes dues et d’améliorer leurs conditions d’affectation.
Ils réclament notamment de meilleures garanties en matière de logement, de transport et de sécurité.
À l’approche de la fin de l’exercice fiscal, les résidents en pharmacie demandent ainsi à l’État de respecter ses engagements.
Jose Darline Pierre Loiis
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