New York, 23 avril 2026 — Le gouvernement haïtien a intensifié ses démarches diplomatiques auprès de ses partenaires internationaux afin de renforcer la sécurité nationale et de relancer le processus électoral. En marge de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée au rapport trimestriel sur le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin ont participé à une rencontre stratégique coorganisée par les missions permanentes d’Haïti et du Canada auprès de l’ONU.
Une mobilisation internationale autour de la crise haïtienne
Cette rencontre a rassemblé près de soixante États membres, parmi lesquels les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Kenya, El Salvador, la République dominicaine, la Chine et le Brésil. Plusieurs organisations internationales et partenaires engagés dans le dossier haïtien ont également pris part aux échanges.
Parmi les personnalités présentes figuraient Jack Christofides, représentant de la Force de Répression des Gangs, Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, ainsi que Carlos G. Ruiz Massieu, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti.
L’objectif principal de cette réunion était de renforcer la coordination entre les membres du Conseil de sécurité, les pays contributeurs à la Force de Répression des Gangs (FRG) et l’ensemble des partenaires mobilisés aux côtés d’Haïti.
Sécurité et élections au cœur des priorités
Dans son intervention, le chef du gouvernement haïtien a lancé un appel à une mobilisation plus soutenue de la communauté internationale. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner les efforts de l’État haïtien pour rétablir l’ordre public et créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles.
Le Premier ministre a notamment mis en avant l’urgence du déploiement complet de la FRG. Il a également plaidé pour un appui renforcé aux réformes prioritaires dans les secteurs de la justice, de la lutte contre l’impunité et du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).
Par ailleurs, il a souligné l’importance de la prévention de la violence, particulièrement chez les jeunes. Selon lui, des actions ciblées sont essentielles pour réduire leur vulnérabilité face au recrutement par les groupes armés.
Le gouvernement réaffirme ses engagements
À travers cette initiative diplomatique, le gouvernement haïtien réaffirme sa volonté de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire. Il entend également poursuivre ses efforts pour organiser des élections transparentes et poser les bases d’une stabilité durable.
Les autorités haïtiennes comptent ainsi sur un soutien accru de leurs partenaires internationaux pour accompagner cette nouvelle étape du redressement institutionnel du pays.
RL News
