PORT-AU-PRINCE, 19 août 2026 — Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a appelé mercredi Haïti et ses partenaires à accélérer simultanément les efforts pour rétablir la sécurité et préparer les élections générales prévues le 13 décembre.
M. Ramdin s’exprimait à l’issue d’une mission de quatre jours en Haïti, menée du 16 au 19 août par une délégation interaméricaine et internationale de haut niveau.
« Nous sommes parvenus à une conclusion claire : nous devons collectivement accélérer notre travail sur la sécurité et les élections », a déclaré le secrétaire général de l’OEA. Selon lui, les deux processus sont étroitement liés et « ne peuvent être dissociés ».
Haïti tente d’organiser ses premières élections générales depuis dix ans. Mais le pays reste confronté à une grave crise sécuritaire. Des gangs armés contrôlent encore plusieurs territoires et des axes stratégiques.
Au cours de sa visite, Albert Ramdin a rencontré le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les discussions ont notamment porté sur les efforts visant à rétablir la sécurité et à créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections « crédibles ».
Reconquérir le territoire
Le secrétaire général de l’OEA s’est également prononcé en faveur du renouvellement du mandat de la Force de suppression des gangs (GSF). Il a toutefois estimé que cette mesure ne suffirait pas à elle seule.
« Un simple renouvellement ne suffira pas », a-t-il averti. Il a appelé les États et les partenaires internationaux à accélérer l’envoi du personnel, des équipements et des ressources financières promis à cette force.
L’OEA a par ailleurs fixé plusieurs objectifs pour mesurer les progrès sur le terrain. Il s’agit notamment de réduire le contrôle territorial exercé par les gangs, de sécuriser la principale voie d’accès à l’aéroport international de Port-au-Prince et de garantir un accès durable à l’aéroport et au port.
L’organisation souhaite aussi le rétablissement d’un corridor sûr vers le sud du pays.
« Les progrès doivent être visibles et mesurables au plus vite », a insisté Albert Ramdin.
Pour le responsable de l’OEA, les opérations de sécurité sont directement liées à la capacité d’Haïti à organiser des élections. Le travail des forces de l’ordre doit permettre d’améliorer la sécurité publique et de créer les conditions nécessaires à un processus électoral sûr.
La question sécuritaire a également dominé les rencontres de la délégation. Selon AlterPresse, elle était au centre des discussions entre Alix Didier Fils-Aimé, Albert Ramdin et la secrétaire générale de la Communauté des Caraïbes (Caricom), Carla Barnett.
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