Le chef de l’un des principaux gangs armés d’Haïti a appelé à une médiation des Nations unies en faveur d’un dialogue de paix. Son appel, contenu dans une lettre attribuée à Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », survient dix jours après l’arrivée à Port-au-Prince de plus de 2 000 soldats salvadoriens. Ceux-ci cherchent quatre de leurs camarades portés disparus.
Port-au-Prince, Haïti, 2 novembre 2026 – La lettre est adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Les médias haïtiens l’ont diffusée dimanche. Son authenticité n’a pas été confirmée de source indépendante.
Wilson Joseph dirige le gang 400 Mawozo, actif à Croix-des-Bouquets, en périphérie de la capitale. Des soldats salvadoriens y ont été attaqués le dimanche 18 octobre.
Selon la lettre, le chef de gang assure avoir exprimé dès août sa volonté d’une « solution pacifique à la crise nationale ». Il dit souhaiter l’ouverture d’un dialogue entre les forces internationales présentes en Haïti et son groupe. Il semble viser la Force de répression des gangs (GSF), créée il y a un an sur mandat de l’ONU.
Il met aussi en garde contre une escalade de la violence. Il pointe les « menaces » du président salvadorien, Nayib Bukele, qui exige des gangs la libération des quatre soldats présumés enlevés.
« Notre pays, profondément en proie à l’insécurité et à la pauvreté, a besoin de dialogue, de justice et de réconciliation, et non de nouvelles pertes de vies humaines », écrit-il. Il demande « respectueusement » l’envoi d’une délégation onusienne pour faciliter la médiation entre les parties.
Une prime américaine de un million de dollars
Wilson Joseph est activement recherché par Washington. Les États-Unis offrent jusqu’à un million de dollars pour toute information menant à sa capture.
Il est soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de 17 missionnaires chrétiens en octobre 2021, en vue d’obtenir des rançons. La plupart d’entre eux sont restés captifs pendant 61 jours.
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