Port-au-Prince, 25 août 2026 — Dans une tribune consacrée à la crise haïtienne, Stanley Jr. Mesalier-MEZ estime que le pays traverse depuis 1986 une longue période d’instabilité, de pauvreté et de violences. Il appelle à tirer les leçons des dernières décennies et à rompre avec les pratiques politiques du passé.
Sous le titre « Les décennies d’humiliation du peuple haïtien », le citoyen engagé situe le début de cette période à la chute de la dictature des Duvalier, en 1986.
Il précise ne pas comparer cette période à la dictature, qu’il considère comme un fait historique distinct. Son analyse porte principalement sur les décennies qui ont suivi.
Selon lui, certaines décisions économiques prises après 1986 ont contribué à fragiliser davantage le pays. Il cite notamment les réformes commerciales adoptées en 1987, avec l’ouverture des ports et la réduction des tarifs douaniers.
Pour Stanley Jr. Mesalier-MEZ, ces choix ont exposé davantage la production nationale à la concurrence extérieure. Ils n’ont pas, selon lui, permis d’engager Haïti sur la voie d’un développement durable.
Une succession de crises
L’auteur évoque ensuite plusieurs crises ayant marqué la période post-Duvalier. Il cite notamment les massacres, les affrontements armés, les coups d’État, les élections contestées et les violences politiques.
Il dénonce également l’emprise croissante des groupes armés sur certaines parties du territoire national.
Cette situation a, selon lui, profondément affecté la société haïtienne. Il estime que la recherche de l’argent a progressivement pris le dessus sur certaines valeurs sociales.
L’auteur critique aussi l’influence des réseaux sociaux sur une partie de la jeunesse. Il leur reproche de favoriser, selon lui, les distractions et les contenus improductifs au détriment de l’éducation et de l’engagement citoyen.
L’exode des Haïtiens
Stanley Jr. Mesalier-MEZ évoque également les difficultés rencontrées par les Haïtiens à l’étranger. Il estime que les restrictions migratoires et les traitements réservés aux migrants haïtiens dans plusieurs pays alimentent un sentiment d’humiliation.
Il cite notamment la République dominicaine, les États-Unis et les Bahamas.
La situation pousse, selon lui, de nombreux Haïtiens à chercher leur avenir hors du pays.
Il décrit Port-au-Prince comme une « prison à ciel ouvert ». Il déplore également l’absence d’une véritable décentralisation administrative, qui oblige encore une grande partie de la population à dépendre de la capitale pour certains services.
Appel à tirer les leçons du passé
L’auteur appelle les Haïtiens à considérer les dernières décennies comme une leçon collective.
Il invite notamment les responsables politiques et les citoyens à rompre avec certaines pratiques du passé. Il plaide pour une réduction des querelles politiques liées aux intérêts personnels.
« Nous sommes tous engagés dans une lutte pour la survie », écrit-il, en évoquant la situation sécuritaire actuelle.
Il fait également référence aux violences enregistrées récemment à Kenscoff. Il évoque des morts, des déplacements de population et des destructions de maisons et de lieux de culte.
Malgré cette situation, il affirme que certains Haïtiens refusent de quitter leur pays. Ils veulent, selon lui, rester et résister aux groupes armés.
Stanley Jr. Mesalier-MEZ se demande enfin si le départ ou la défaite des groupes armés pourrait mettre fin à ce qu’il appelle « les décennies d’humiliation du peuple haïtien ».
Il conclut son texte par une affirmation identitaire : « Nou se pitit tè a », autrement dit, « Nous sommes les enfants de cette terre ».
Stanley Jr. Mesalier-MEZ se présente comme un citoyen engagé et membre du PP-Indigène-Haïti.
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