L’ingénieur Alex St-Gardien Jecrois plaide pour une nouvelle organisation du scrutin présidentiel, incluant la diaspora
Port-au-Prince , le 11 mai 2026.— Une nouvelle proposition de réforme électorale a été adressée au Conseil électoral provisoire (CEP). Son auteur, l’ingénieur Alex St-Gardien Jecrois, suggère une organisation du scrutin présidentiel en quatre blocs électoraux, dont un réservé à la diaspora haïtienne.
Dans une correspondance officielle transmise au CEP, le responsable de JASTGAR eVOTE System LLC affirme vouloir contribuer à la modernisation du système électoral haïtien. Selon lui, cette approche pourrait améliorer la lisibilité institutionnelle et renforcer la confiance du public dans les élections.
Une répartition électorale en quatre espaces
La proposition prévoit une réorganisation territoriale du vote autour de quatre grands blocs démographiques.
Le premier bloc regrouperait le département de l’Ouest. Sa population est estimée à plus de 4 millions d’habitants, soit un poids électoral évalué à 44,1 %.
Le deuxième bloc réunirait le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, l’Artibonite et le Centre. Cet ensemble représenterait environ 4,6 millions d’habitants, avec un poids démographique de 51,1 %.
Le troisième bloc comprendrait le Sud, le Sud-Est, les Nippes et la Grand’Anse. Sa population est estimée à plus de 2,2 millions d’habitants, soit 24,3 % du poids électoral.
Enfin, un quatrième bloc serait consacré à la diaspora haïtienne. Toutefois, sa population et son poids électoral restent à définir.
Selon l’auteur du document, cette structure permettrait une meilleure organisation des opérations électorales. Elle offrirait aussi une lecture plus claire des résultats et une supervision plus cohérente du processus de vote.
La question sensible de l’équilibre électoral
Dans son analyse, Alex St-Gardien Jecrois souligne que certains blocs disposent d’un poids démographique particulièrement important. Il estime donc nécessaire de mettre en place des mécanismes capables de garantir l’équité du scrutin.
Le promoteur de cette initiative insiste également sur la nécessité d’encadrer juridiquement la participation de la diaspora. D’après lui, le Bloc 4 devra faire l’objet d’une définition technique et constitutionnelle avant toute application.
L’ingénieur présente cette proposition comme une base de réflexion stratégique. Il appelle à un approfondissement du projet dans le respect du suffrage universel direct et des principes d’une élection « libre, crédible et transparente ».
Le document a été transmis officiellement cette semaine au CEP à Port-au-Prince.
RL News
