PORT-AU-PRINCE, 5 septembre 2026 — Le Groupe d’Initiative (GI-X) a mis en cause les autorités haïtiennes après le massacre de Kenscoff. Le groupe dénonce aussi la gestion de la crise sécuritaire et les conditions du processus électoral.
Lors d’une conférence de presse jeudi à Port-au-Prince, le secrétaire du GI-X, le professeur Céliscar Jean Elysé, a attribué aux autorités gouvernementales une part de responsabilité dans le massacre, qui a fait plusieurs dizaines de morts civils.
Il a également accusé le gouvernement de mener des actions « pernicieuses et intrigantes » dans sa gestion de l’insécurité. Le GI-X critique notamment un processus électoral qui, selon lui, pourrait servir à prolonger la transition politique.
Pour le groupe, la réouverture des routes nationales et de l’aéroport international de Port-au-Prince constitue un préalable à tout processus électoral crédible.
Le GI-X propose un manifeste
Le Groupe d’Initiative estime par ailleurs qu’une éventuelle incapacité du Premier ministre à exercer ses fonctions pourrait provoquer une nouvelle crise de leadership.
Face à ce qu’il qualifie d’échec de la gouvernance, le GI-X annonce une proposition politique baptisée « Manifeste de fin de crise 2026 ».
Le groupe appelle les forces politiques et sociales à signer conjointement ce document et à rechercher une sortie durable à la crise haïtienne.
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