Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, monte au créneau après le massacre du 23 au 24 août. Il nie toute implication de la mairie et dément avoir désarmé le groupe d’autodéfense qui épaulait les forces de l’ordre.
PORT-AU-PRINCE, 28 août 2026 — Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, rejette catégoriquement toute responsabilité de la mairie dans le massacre qui a coûté la vie à plus d’une quarantaine de personnes dans la nuit du 23 au 24 août.
Face aux accusations qui circulent, l’édile dément avoir désarmé, la veille de l’attaque, le groupe d’autodéfense qui participait à la sécurité de la commune aux côtés des forces de l’ordre.
Jean Massillon soulève toutefois une question centrale : pourquoi n’y a-t-il eu ni résistance ni riposte lors de l’incursion des groupes armés ?
Le maire pointe l’absence de réaction aussi bien du côté de la police que des brigadiers présents dans le dispositif de sécurité.
Il refuse ainsi que la responsabilité du drame soit attribuée à la mairie sans enquête préalable.
Pour Jean Massillon, les autorités compétentes doivent désormais déterminer les circonstances de l’attaque et identifier clairement les responsables.
Le massacre de Kenscoff relance, une nouvelle fois, les interrogations sur l’efficacité du dispositif de sécurité dans cette zone stratégique de l’ouest d’Haïti.
RL News
