La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) interpelle le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sur les conséquences de la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour environ 353 000 Haïtiens vivant aux États-Unis. Dans une lettre ouverte rendue publique le 30 juillet, l’organisation estime que cette décision risque de provoquer une grave crise humanitaire, économique et sociale, tant pour les familles concernées que pour Haïti.
La COPAH déplore le silence du gouvernement face à cette situation et rappelle que la protection des citoyens haïtiens à l’étranger constitue une responsabilité fondamentale de l’État. Elle appelle les autorités à intensifier les démarches diplomatiques auprès des États-Unis et à mettre en place une stratégie nationale pour anticiper un éventuel retour massif de migrants.
L’organisation recommande notamment la création d’une cellule nationale de crise réunissant les institutions publiques, la diaspora, les organisations religieuses, les partenaires internationaux et la société civile. Elle plaide également pour la mise en place d’un fonds d’urgence destiné à soutenir les Haïtiens affectés par la fin du TPS et à faciliter leur réinsertion en cas de retour au pays.
En conclusion, la COPAH exhorte le gouvernement à agir rapidement afin d’éviter que cette crise migratoire ne se transforme en une nouvelle tragédie nationale et réaffirme que la diaspora mérite protection, reconnaissance et solidarité.
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