Alors qu’Haïti aborde un moment électoral décisif, l’organisation Fòs Jenès La lance un appel qui évite le registre habituel des communiqués de campagne : s’informer avant de choisir, et ne laisser ni la rumeur ni la division décider à la place des citoyens.
Port- au-Prince, le 30 septembre 2026._« Ayiti rive nan yon moman kote patisipasyon chak sitwayen gen anpil enpòtans. » Par cette phrase, Fòs Jenès La ouvre un appel adressé à tous : jeunes, femmes, aînés, travailleurs, habitants des villes comme des sections communales. Son message est simple : ce n’est pas le moment de rester en retrait de la vie nationale.
L’organisation insiste sur un point : ceux qu’elle appelle « moun san vwa yo », les sans-voix. Pour elle, ils ont le droit de se faire entendre, les jeunes celui de réclamer leur place, et le peuple celui d’exiger des comptes sur les décisions qui engagent l’avenir du pays.
Le texte prend soin de définir ce que participer ne signifie pas : forcer autrui à penser comme soi. Participer, c’est exercer ses droits, respecter ceux des autres et assumer sa part de responsabilité. Trois refus structurent l’appel :
- ne pas laisser les autres décider à sa place ;
- ne pas laisser la rumeur remplacer l’information ;
- ne pas laisser la division détourner de la responsabilité citoyenne.
Une candidature présentée aux citoyens
Wilner Joseph se présente comme candidat à la présidence. Fòs Jenès La demande que son message et ses propositions parviennent à la population, afin que chacun puisse les connaître, les analyser et juger. Le mouvement le présente comme « Prezidan jenès la, Prezidan pèp la, Prezidan moun san vwa yo ».
Cinq gestes concrets
- S’inscrire si ce n’est pas déjà fait.
- Vérifier ses informations électorales.
- Suivre les sources officielles.
- Connaître les candidats et leurs programmes.
- Faire entendre sa voix dans le respect de la loi.
« Ayiti se peyi tout pitit li yo », rappelle l’organisation : l’avenir du pays concerne toutes les générations, et chacune a un rôle à jouer. Son président, Ti Peter, conclut sur un appel collectif : Ann patisipe. Ann enfòme tèt nou. Ann fè vwa nou tande.
La Rédaction
